Livre blanc   |   8 février 2024

Tendances du marché immobilier canadien – T4 2023

Étant donné l’assouplissement de l’économie, la stabilité du marché de l’emploi et les mesures assez modérées pour juguler l’inflation, la Banque du Canada pourrait voir d’un œil plus clément la rigueur de sa politique et commencer à lâcher du lest si l’assouplissement persiste. Un risque important pour un cycle de réduction des taux commençant en 2024 est un scénario de « reprise de l’inflation » que Fiera Capital prévoit avec une probabilité de 45 % au cours des 12 prochains mois. Si cela ne se produit pas (probabilité de 55 %), d’autres scénarios comprennent des taux d’intérêt moins restrictifs.

Dans le secteur de l’immobilier industriel, une augmentation significative de nouvelles livraisons a entraîné un taux de disponibilité plus élevé. Malgré cela, les perspectives à long terme du secteur restent solides en raison d’un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande, particulièrement évident dans le segment sous-approvisionné des actifs de petite envergure. Le marché multirésidentiel connaît un resserrement des conditions, avec des taux d’inoccupation à des niveaux historiquement bas et des loyers en hausse, en raison d’une inadéquation entre l’offre et la demande démographique. Les mesures fédérales visant à encourager la construction de nouveaux logements locatifs visent à atténuer ces pressions. L’immobilier commercial s’adapte grâce aux avancées technologiques, malgré une hausse du taux d’inoccupation national. Cette évolution suggère une transformation des comportements d’achat des consommateurs, susceptible de remodeler la demande d’espace de vente au détail. Pendant ce temps, le marché des bureaux continue de se détériorer, mais à un rythme plus modéré, en particulier dans les espaces de classe « A », alors que le marché continue de s’adapter aux nouveaux modèles de travail établis dans l’ère postpandémique.

Pour la première fois en deux ans, les effets négatifs des cycles baissiers sur la croissance économique et la liquidité, qui ont constitué un obstacle pour l’immobilier, pourraient changer et préparer la classe d’actifs à une reprise asymétrique. Bien qu’il subsiste beaucoup d’incertitude, l’immobilier canadien a traditionnellement mieux performé que les autres marchés de propriétés pendant les périodes d’incertitude économique et les investissements étrangers en reconnaissent les mérites.

Parcourez notre mise à jour trimestrielle des Tendances du marché immobilier canadien, produite par notre équipe de Stratégie, planification et analyse, pour en apprendre plus sur l’état actuel des quatre principales classes d’actifs.

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